Vélo au travail : quel cadre règlementaire ?

Vélo au travail : quel cadre règlementaire ?

Ce document présente les mesures de prévention qui doivent accompagner l’utilisation de vélos par les salariés dans le cadre de leur travail ou de leurs déplacements domicile –travail. Il aborde également les mesures incitatives à destination des entreprises à l’utilisation de vélos. (Tiré d’un article de l’INRS 2020)

Quelles sont les obligations de l’employeur qui met un vélo à disposition de ses salariés pour leurs déplacements professionnels ?

L’entreprise qui met à disposition une flotte de vélos qui serviront d’équipements de travail doit prendre toutes les mesures appropriées pour assurer leur utilisation en toute sécurité.

Elle doit évaluer les risques engendrés par l’utilisation des vélos et, au vu des résultats, déterminer si le vélo peut constituer un mode de déplacement adapté et sûr pour ses salariés. Dans sa démarche de prévention des risques, l’entreprise doit notamment prendre en compte l’environnement de l’entreprise (existence ou non de pistes cyclables aux abords de l’entreprise, plans de circulation dans le secteur, types de déplacements et d’itinéraires pouvant être réalisés à vélo …), analyser les besoins éventuels de formation des cyclistes, choisir des modèles de vélos adaptés aux modes de travail du salarié et en assurer le bon entretien, mettre à disposition les équipements de signalisation et de protection individuelle nécessaires (éclairage, réflecteurs, gilet, casque…) et concevoir l’aménagement d’espaces de stationnement abrités et sécurisés pour les équipements.

Quelles sont les obligations pour le salarié lorsqu’il circule à vélo ?

Le salarié, s’il se déplace à vélo, doit tout d’abord respecter le Code de la route. Il doit circuler sur la chaussée (sur le bord droit) ou de préférence sur les bandes ou pistes cyclables lorsqu’elles existent. Il ne doit porter aucun dispositif susceptible d’émettre du son à l’oreille (oreillette, casque audio…).
 Il doit utiliser un vélo pourvu des équipements imposés par la réglementation, à savoir des freins efficaces, un feu de position jaune ou blanc à l’avant à utiliser de nuit ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, un feu rouge visible à l’arrière, des réflecteurs passifs rouge à l’arrière, blancs à l’avant et orange sur le côté de la bicyclette (Les catadioptres sont souvent montés sur les feux, sur les pédales et les roues). Enfin, le vélo doit être muni d’un avertisseur (timbre ou grelot) audible à 50 mètres de distance.
Parallèlement, le cycliste doit obligatoirement être équipé d’ un gilet haute visibilité marqué CE et jaune fluo avec des bandes réfléchissantes, à porter hors agglomération la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante. Le port du casque, s’il n’est imposé par le Code de la route que pour les cyclistes de moins de 12 ans, reste indispensable lors de l’utilisation d’un vélo au travail, pour protéger le salarié en cas de chute ou d’accrochage avec un véhicule à moteur.
En fonction de l’activité confiée au salarié à vélo, le cycle devra également être pourvu des outils et accessoires indispensables à l’exécution de sa tâche en toute sécurité (pompe à air, sacoches porte bagages, assistance électrique…)

L’accident survenu à un salarié circulant à vélo dans le cadre de son travail est-il pris en charge au titre des accidents du travail ?

En application des dispositions du Code de la sécurité sociale, l’accident qui survient à un salarié alors qu’il se déplace à vélo dans le cadre de son travail ou d’une mission est un accident du travail et sera pris en charge comme tel au titre de la réparation des accidents du travail. En effet, le salarié qui se déplace à vélo, en dehors de son lieu habituel de travail et pour le compte de l’entreprise pour effectuer une tâche, bénéficie de la protection contre les accidents du travail pendant toute la durée de sa mission. Cet accident sera indemnisé de façon automatique et forfaitaire par la Sécurité sociale sans que le salarié n’ait à prouver une faute de l’employeur (prise en charge des soins médicaux, chirurgicaux et de réadaptation et versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail).

L’employeur doit-il garantir la sécurité des travailleurs qui utilisent un vélo pour le trajet domicile-travail ?

L’accident à vélo survenu entre le domicile et le lieu de travail est un accident de trajet qui est indemnisé par la Sécurité sociale comme un accident du travail si le salarié apporte la preuve de sa survenue dans les conditions précisées au Code de la sécurité sociale. Par ailleurs, pendant le temps de trajet à vélo domicile/travail, l’employeur n’exerce pas son pouvoir de direction sur le salarié qui reste libre d’utiliser les moyens de locomotion qu’il choisit. L’employeur n’est donc pas tenu formellement de garantir la protection du salarié pendant ce trajet, au titre de son obligation générale de sécurité. Cela ne signifie pas pour autant que l’entreprise doit ignorer totalement les conditions dans lesquelles les travailleurs s’organisent pour se rendre au travail. Pour être efficace et cohérente, la prévention des risques liés aux déplacements des salariés a tout intérêt à englober la problématique des trajets entre leur domicile et leur lieu de travail. Dans le cas de travailleurs utilisant le vélo comme moyen de transport, l’entreprise pourra prévoir des actions spécifiques comme notamment des formations à la sécurité à vélo, l’installation d’espaces de stationnement, l’aménagement du plan de circulation dans l’enceinte de l’établissement ou la fourniture de kits vélos comprenant des équipements de protection ou d’entretien.

Le salarié qui se déplace à vélo doit-il être couvert par une assurance spécifique ?

Lorsque le salarié utilise un vélo pour son travail, il est sous la subordination de son employeur et s’il est victime d’un accident, celui-ci sera pris en charge au titre de la réparation des accidents du travail par la caisse de sécurité sociale. Si le salarié cycliste a été blessé lors d’un accident impliquant un véhicule à moteur, ce sera l’assureur du responsable de l’accident qui sera tenu, dans certaines conditions, à la réparation des dommages car il s’agit ici d’un accident du travail imputable à un tiers étranger à l’entreprise.
C’est en revanche l’employeur qui répond civilement pour les dommages que le cycliste salarié pourrait causer à des tiers avec son vélo (exemple en cas de collision avec un autre usager de l’espace public causant à ce dernier un dommage corporel ou matériel). Il convient donc de s’assurer que l’entreprise a bien la couverture d’assurance correspondante.
Le salarié qui utilise un vélo pour son trajet domicile travail n’est pas sous la subordination de son employeur et doit personnellement vérifier qu’il possède l’assurance adéquate qui couvrirait les dommages qu’il pourrait causer à un tiers avec son vélo. L’assurance multirisque habitation du conducteur peut en principe garantir ce type de risques, dans certaines conditions. En revanche une assurance protection pour les accidents à vélo dont il serait victime pendant les trajets peut être utile. La réparation de la sécurité sociale accordée en cas d’accident de trajet ne couvre pas en effet l’intégralité des dommages et n’intervient, en tout état de cause, que si l’accident a bien été reconnu en tant qu’accident de trajet.

Existe-t-il des dispositifs réglementaires encourageant l’utilisation de vélos par les salariés pour leurs déplacements ?

Une série de dispositifs existent. Certains concernent tous les déplacements des travailleurs de façon générale et d’autres sont spécifiques aux trajets domicile travail.
Depuis le 1er janvier 2020, la question de la mobilité des salariés peut être inscrite, dans certaines conditions, comme un des thèmes des négociations annuelles obligatoires sur la qualité de vie au travail. L’objectif est d’améliorer la mobilité des salariés entre leur lieu de résidence habituelle et leur lieu de travail, en les incitant notamment à utiliser des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Des actions de promotion de l’usage du vélo comme moyen de déplacement peuvent tout à fait s’inscrire dans ce cadre.
Les entreprises n’ayant pas conclu un accord sur ce point, doivent élaborer un plan de mobilité employeur qui devra inclure des dispositions concernant le soutien aux déplacements domicile-travail de leur personnel. L’objet d’un tel plan est de les amener à réfléchir sur les déplacements des salariés, et de promouvoir des modes de transports moins polluants. Dans cette perspective, le plan de mobilité pourra comporter des incitations à l’usage du vélo (stationnements sécurisés, achat d’une flotte de vélos à assistance électrique, prise en charge des frais…).

Les entreprises concernées par le plan de mobilité sont celles qui emploient au moins 50 salariés, assujetties à la négociation obligatoire (c’est-à-dire celles où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales représentatives), pour leurs sites comportant au moins 50 salariés et qui n’ont pas signé d’autre accord leur permettant d’écarter les dispositions supplétives concernant la négociation annuelle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail.

Par ailleurs, le Code du travail prévoit la possibilité de verser une allocation forfaitaire, dans certaines conditions, pour couvrir les frais engagés par les salariés se déplaçant entre leur domicile et leur lieu de travail, avec leur cycle personnel (vélo électrique ou non) ou en recourant à des services de mobilité partagée de vélos. Le montant, les modalités et les critères d’attribution de ce forfait mobilités durables sont déterminés par accord collectif ou à défaut par décision unilatérale de l’employeur, après consultation du comité social et économique, s’il existe. (Pour être exonéré de charges sociales et fiscales, le remboursement ne devra toutefois pas dépasser 500 € par an)

Le forfait mobilités durables (FMD) remplace l’indemnité kilométrique vélo. Il est indépendant du remboursement obligatoire par l’employeur des frais d’abonnement aux moyens de transports publics ou à un service public de location de vélos souscrits par les salariés et prévu par l’article L. 3261-2 du Code du travail. Il peut toutefois être cumulé avec le remboursement des frais d’abonnement aux transports, ce cumul s’inscrivant dans la limite de 500 euros par an.

Les lieux de travail doivent-ils comporter des emplacements pour le stationnement des vélos ?

Les bâtiments neufs à usage industriel ou tertiaire constituant principalement un lieu de travail et équipés de places de stationnement destinées aux salariés doivent être dotés d’infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos. Cet espace, situé de préférence au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol, doit être dimensionné pour accueillir un nombre de places de vélos calculé en fonction du nombre de personnes accueillies simultanément ou de la surface du bâtiment. Il peut être réalisé à l’extérieur du bâtiment à condition qu’il soit couvert, clos et situé sur la même unité foncière que le bâtiment. Dans le cas de bâtiments neufs industriels, cet espace doit être surveillé ou équipé d’un accès sécurisé et d’infrastructures fixes permettant d’attacher les bicyclettes.
Concernant les lieux de travail existants, le Code de la construction impose l’installation d’infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos dans les bâtiments à usage tertiaire et constituant principalement un lieu de travail, dès lors qu’ils sont équipés d’un parking d’au moins 20 places destinées aux salariés et qu’il existe un unique propriétaire ou locataire des locaux. Cet espace doit disposer d’un système de fermeture sécurisé, de dispositifs fixes permettant d’attacher les vélos soit par le cadre, soit par la roue, et avoir une capacité de stationnement en adéquation avec la surface du bâtiment. Cet espace peut également être réalisé sur des emplacements destinés au stationnement automobile existant.

Références juridiques

  • Articles L. 411-1, L. 411-2, L. 454-1 du Code de la sécurité sociale
  • Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération des procédures d’indemnisation
  • Articles R. 412-6-1, R. 412-7, R. 313-4, R. 313-5, R. 313-18 à R. 313-20, R. 315-3 et R. 431-1-1 du Code de la route.
  • Article 1242 du Code civil
  • Articles L. 2242-10, L. 2242-11, L. 2242-13 et L. 2242-17 du Code du travail et  L. 1214-8-2 du Code des transports
  • Articles L. 2242-17, L 1214-2 (9°), L. 2143-3, L.2242-1, L. 1214-8-2, L. 3261-3-1 dans sa rédaction issue de l’article 82 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités, R. 3261-13-1 du Code du travail
  • Articles L. 111-3-10 R. 111-14-5 et R. 114-14-6 L. 111-3-12 (applicable depuis le 27 décembre 2019) et R. 136-4 du Code de la Construction
  • Arrêté du 13 juillet 2016 relatif à l’application des articles R 111-14-2 à R. 114-14-8 du Code de la construction  
  • Crédit article INRS 2020 https://www.inrs.fr/publications/juridique/focus-juridiques/focus-velo-cadre-reglementaire.html

Cyclez une des pépites de la Vélotech

Un article récent du Quotidien Les Echos classe Cyclez parmi « Les pépites de la vélotech  derrière le succès de Véligo » !

« Les start-up Vélogik, Velco et Cyclez jouent un rôle de premier plan depuis le lancement de Véligo par Ile-de-France mobilités. La gamme de modèles de ce service s’étoffe avec des vélos cargos, destinés notamment aux familles. »

Plus de détail sur l’article complet rédigé par Adrien Lelièvre: Les Echos

Extrait sur Cylcez:

Promotion dans les entreprises

« La start-up Cyclez s’assure, pour sa part, de la promotion de Véligo. « On crée des animations pour présenter le service dans les entreprises », détaille Charles Poretz, son fondateur. « On prête, par exemple, des vélos à dix salariés pendant une semaine afin qu’ils les testent  : le taux de conversion est très important », se réjouit-il, tout en rappelant que les entreprises qui souhaitent mettre leurs salariés en selle doivent « prendre en charge la moitié de l’abonnement ».

Après avoir connu une grosse accélération pendant la grève dans les transports publics en décembre 2019 et janvier 2020, Véligo a connu un nouveau pic lié à la crise sanitaire. « Dans beaucoup d’entreprises, on s’est demandé : comment éviter que tous les salariés ne reviennent au travail en voiture ? », relate Charles Poretz. Résultat : la liste d’attente des clients Véligo s’est allongée. Mais Valérie Pécresse se veut rassurante : « 5.000 vélos seront livrés d’ici au printemps 2021 ». De quoi donner du travail aux jeunes pousses tricolores de la « vélotech ». »

Véligo et Cyclez

« Le vélo à assistance électrique dispose d’un potentiel immense. C’est un mode de déplacement écologique et efficace pour se rendre dans les gares ainsi que pour tous les trajets de 5 à 15 km en remplacement de la voiture. En créant Véligo Location, j’ai voulu mettre en place un nouveau service public du vélo électrique, à l’échelle de la Région, complémentaire de l’offre existante. Près de 200 000 Franciliens pourraient découvrir le vélo électrique, et pourquoi pas, s’en acheter un par la suite pour s’en servir dans leur vie de tous les jours. C’est un véritable levier en faveur de la transition écologique »

Valérie Pécresse, Présidente de la Région et d’Île-de-France Mobilités

Île-de-France Mobilités s’est engagé à relever le défi de l’organisation de la multimodalité en développant des solutions de nouvelles mobilités, impliquant le covoiturage, l’autopartage, le vélo, les véhicules autonomes ou les bus sur autoroute qui viennent en complément des transports en commun existants pour faciliter les déplacements des Franciliens au quotidien. L’objectif est de les encourager à laisser leur véhicule particulier au garage dès que cela est possible.

Île-de-France Mobilités a désigné le groupement Fluow, constitué de La Poste, Transdev, Velogik et Cyclez, la mise en place et l’exploitation de ce nouveau service public pour une durée de 6 ans.

Le vélo à assistance électrique fait partie des modes de déplacements efficaces et écologiques pour les trajets courts d’une dizaine de kilomètres en remplacement de la voiture, et ce quelles que soient la condition physique du cycliste et la topologie du trajet. Île-de-France Mobilités a donc décidé de mettre en place un nouveau service public de location longue durée de vélos à assistance électrique, Véligo Location, afin d’encourager les Franciliens à tester ce mode de transport dans leurs trajets du quotidien pendant plusieurs mois puis de déclencher éventuellement l’acte d’achat chez les cyclistes conquis.

Île-de-France Mobilités a voulu un service abordable pour tous avec un coût fixé à 40€ l’abonnement mensuel qui pourra en plus être pris en charge à hauteur de 50 % par l’employeur seul ou en complément de l’abonnement Navigo pour les voyageurs faisant des trajets intermodaux.

Avec une durée de location de 6 à 9 mois maximum, le turn-over des vélos permet d’envisager que près de 200 000 Franciliens puissent profiter de ce service sur la durée du contrat. Avec ses 20 000 vélos mis à disposition à terme à travers toute l’Île-de-France, Véligo Location est le plus large service de location de longue de vélos à assistance électrique proposé au monde, pour un budget total compris entre 62 millions et 111 millions d’euros, en fonction du nombre de vélos mis à disposition.

Ce nouveau service public créé par Île-de-France Mobilités et dont la mise en œuvre opérationnelle est confiée à Fluow, *dont Cyclez est actionnaire a débuter depuis septembre 2019.

 La pratique du vélo dans la Région

Avec plus de 650 000 déplacements par jour[1], on se déplace deux fois plus à vélo en Île-de-France qu’en l’an 2000. Ce niveau d’usage est proche de celui des années 1970. En revanche, la pratique a quant à elle évolué puisque la part des trajets scolaires, qui représentaient un tiers des déplacements à l’époque, a nettement baissé au profit des trajets domicile-travail aujourd’hui. Ce type de trajet est donc devenu le premier motif d’utilisation du vélo pour les Franciliens.

1,6% des déplacements sont effectués à vélo aujourd’hui en Île-de-France, soit un niveau bien inférieur aux 13% enregistrés dans le Land de Berlin. Même si la part du vélo apparaît encore marginale dans l’ensemble des déplacements en Île-de-France, elle représente un réel potentiel de progression sur les trajets de courte distance grâce aux solutions et aux infrastructures mises en place sur le territoire qui répondent à de fortes attentes des Franciliens.

Depuis une dizaine d’année, l’arrivée du vélo électrique contribue également au retour du vélo comme mode de transport du quotidien. En 2017, on comptait plus de 250 000 vélos à assistance électrique vendus en France, soit une hausse de 90% par rapport à 2016. L’assistance électrique apporte une réelle valeur ajoutée à ce mode de déplacement déjà reconnu comme écologique, économique et bon pour la santé : les distances moyennes parcourues par les cyclistes sont nettement allongées passant de 2,5 km avec un vélo mécanique à 9km avec un vélo électrique. Quand on sait que la portée moyenne des déplacements domicile-travail est de 10,3km, l’usage du vélo à assistance électrique peut être envisagée non seulement pour parcourir le premier ou le dernier kilomètre des trajets quotidiens vers une gare mais aussi sans effort pour la totalité d’un trajet domicile-travail.

  • Quelle politique cyclable et de stationnement pour l’Île-de-France

La Région Île-de-France souhaite développer la culture du vélo en Île-de-France et son usage au quotidien. Avec le nouveau Plan vélo adopté en 2017, la région s’est dotée des moyens nécessaires pour tripler la pratique d’ici à 2021 et atteindre 2 millions de déplacements chaque jour.

La Région et Île-de-France Mobilités se sont engagés à mobiliser ensemble 100 M€ pour soutenir ce plan d’ici 2021 et répondre aux différentes attentes des utilisateurs en termes de sécurisation des itinéraires, de signalisation, de stationnement sûr et confortable et de développement des services aux cyclistes.

L’aide financière concernant tous les territoires, tant en petite qu’en grande couronne (collectivités, associations ou établissements publics) permettra notamment de poursuivre l’aménagement du réseau cyclable sur le territoire. Le Plan Vélo Régional pourra ainsi renforcer la continuité des réseaux cyclables pour développe r un réseau fin, hiérarchisé, sécurisé et lisible, résorber les principales coupures urbaines, et jalonner les itinéraires pour garantir la lisibilité des liaisons cyclables.

Le manque de stationnement est l’un des principaux freins à la pratique, la Région accompagne donc la mise en œuvre de plans de développement du stationnement sur l’espace public (au niveau des équipements publics et commerces, etc.) et dans les lycées.

La Région inscrit son action en complément du déploiement d’espaces Véligo stationnement financé par Île-de-France Mobilités. En effet, pour répondre aux attentes des cyclistes et encourager de nouveaux Franciliens à se mettre en selle, Île-de-France Mobilités finance le déploiement des espaces Véligo stationnement aux abords des gares et stations garantissant un stationnement vélo de qualité et facilement identifiable pour garer son vélo en toute sécurité. Deux types d’équipements sont déployés :

  • Des espaces en libre-accès sous abris,
  • Des espaces sécurisés et accessibles avec un passe Navigo, moyennant un abonnement annuel payant (30 euros maximum).

147 espaces Véligo (dont 74 sécurisés) ont déjà été créées à travers toute la région soit plus de 6 000 places de stationnement Véligo.

Qu’est-ce que Véligo Location ?

  • Un vélo « augmenté » : tous les avantages du vélo avec le confort et la rapidité en plus, la fatigue en moins, et une distance parcourue allongée grâce à l’assistance électrique.
  • Un service « clé en main » : un service de proximité, un service connecté, accessible à tous simplement et immédiatement via une application digitale, un service de maintenance, une livraison du vélo à domicile.
  • L’opportunité de tester l’efficacité du VAE durant 6 à 9 mois avant d’envisager un investissement.

Le tarif régulier est de 40 € par mois pour l’usager, des tarifs réduits sont disponibles sous les mêmes conditions que les tarifs des titres de transports. Les abonnés à un espace Véligo stationnement bénéficieront d’un tarif réduit à 37 € au lieu de 40€.

L’abonnement mensuel pourra être pris en charge par l’employeur à hauteur de 50 %, seul ou en complément de l’abonnement Navigo pour les voyageurs faisant des trajets intermodaux.

Louer un vélo 

La souscription à une offre de location d’un VAE se fait à travers un parcours simple. Celui-ci permet à chaque futur utilisateur de s’abonner directement au service en quelques clics, c’est-à-dire :

  • De trouver en ligne toutes les informations sur le service (présentation de l’offre, tarifs, FAQ, liste des points de retrait des VAE localisés sur une carte…) ou de poser des questions via le formulaire en ligne.
  • De choisir l’offre de location la plus adaptée à son besoin, les options d’assurance ou les accessoires associés.
  • De choisir un point de retrait et une date de début de location. La géolocalisation des points de retrait permet à l’utilisateur d’identifier rapidement celui qui lui convient le mieux. Les services offerts par chaque point de retrait sont également précisés sur la carte sur la carte.
  • De saisir ses coordonnées personnelles grâce à la création d’un compte utilisateur 
  • De saisir ses données de paiement 
  • De prendre connaissance et de valider les conditions générales d’utilisation et de signer numériquement en ligne le contrat de location.

Adopter durablement le vélo

A l’issue des six à neuf mois de location, les abonnés convaincus pourront poursuivre durablement l’expérience e n choisissant d’acquérir un vélo. L’usager sera orienté vers une plateforme d’informations sur les modalités d’acquisition de vélos à assistance électrique, incluant les aides et financements possibles et les revendeurs.

Impliquer les entreprises et sécuriser la pratique

Parce que les entreprises peuvent préconiser l’usage du vélo à leurs salariés, Véligo Location propose un dispositif d’animations dédié aux entreprises permettant à chacun de découvrir le service et de bénéficier d’une formation à la pratique du vélo en milieu urbain.

  • Fluow

Fluow est un groupement constitué de quatre sociétés françaises complémentaires expertes en mobilité durable : La Poste, Transdev, Vélogik et Cyclez. Fortement impliqué dans la filière vélo, chaque acteur du groupement contribue à la réalisation de ce projet d’envergure pour le territoire de l’Ile-de-France. Le groupement réunit les savoir-faire techniques, financiers et de conduite de changement, pour accompagner la région dans ses ambitions en termes de mobilité verte.

La Poste apporte sa puissance d’achat en matière de vélos électriques, son expertise logistique pour la livraison des vélos en agence ou à domicile ainsi que leur stockage, son réseau de commercialisation, son savoir-faire en assurance et en système d’information.

Transdev met à disposition son réseau de parking et agences, complémentaires du réseau postal, son savoir-faire en matière de délégation de service public et prend en charge le volet financier du contrat.

Vélogik est en charge de la gestion et de la maintenance de la flotte de vélos électriques et des accessoires.

Cyclez apporte son savoir-faire en matière d’animation et de formation à la pratique du vélo au quotidien ainsi qu’en matière d’équipement des salariés.

  • La Poste

Société anonyme à capitaux 100 % publics, Le Groupe La Poste est organisé en cinq branches : Services-Courrier Colis, La Banque Postale, Réseau La Poste, GeoPost, Numérique. Le Groupe est présent dans plus de 44 pays sur 4 continents.

Chaque jour, les 17 000 points de contact de La Poste, 1er réseau commercial de proximité de France, accueillent 1,6 million de clients. La Poste distribue 22,726 milliards d’objets par an dans le monde (lettres, imprimés publicitaires et colis), 6 jours par semaine. En 2017, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 24,110 milliards d’euros, dont 24,4 % à l’international, et emploie plus de 253 000 collaborateurs.

Dans son plan stratégique « La Poste 2020 : conquérir l’avenir », La Poste s’est donné pour objectif d’accélérer sa transformation en partant à la conquête de nouveaux territoires. Avec pour ambition de devenir la première entreprise de services de proximité humaine, pour tous, partout et tous les jours, La Poste s’engage à simplifier la vie.

  • Transdev

En tant qu’opérateur et intégrateur global de mobilités, Transdev, The Mobility Company, permet à tous de se déplacer librement. Transdev transporte 11 millions de passagers au quotidien grâce à ses différents modes de transport efficaces et respectueux de l’environnement, qui connectent les individus et les communautés.

Transdev conseille et accompagne, dans une collaboration durable, les collectivités territoriales et les entreprises dans la recherche de solutions de mobilité plus sûres et innovantes : ce sont 82 000 femmes et hommes au service de ses clients et passagers. Transdev est codétenu par la Caisse des Dépôts (70%) et par Veolia (30%).

En 2017, présent dans 20 pays, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros. www.transdev.com

  • Vélogik

Vélogik est spécialiste de la mobilité cyclable depuis 2008. Forte de son expérience et de son expertise technique, la société se spécialise en 2017 sur la maintenance vélo. Vélogik garantit la fiabilité et la sécurité des flottes de vélo grâce à un réseau professionnel sur toute la France.

La disponibilité maximale des flottes est assurée grâce à une maintenance de qualité, connectée et respectueuse de l’environnement. www.velogik.com

  • Cyclez

Cyclez est une start-up engagée depuis plusieurs années dans le développement de solutions vélos auprès des entreprises et des collectivités : vélo-partage, vélos attribués, équipement des salariés. Leurs services incluent le conseil, la formation à la sécurité, l’assurance et l’assistance afin de répondre au mieux aux besoins et exigences de leurs clients.

Cyclez participe activement aux débats publics et contribue au travers de plusieurs partenariats à l’évolution de la place du vélo dans la mobilité professionnelle.

Passionnés et engagés, leur devise est : « le vélo, une solution simple à des problèmes complexes ». www.cyclez.com


[1] Source EGT 2010-Île-de-France Mobilités-OMNIL-DRIEA

Le vélo et l’entreprise

Qui aurait cru, il y a quelques années, voir autant de vélos dans les rues des cités françaises ? Pour tout citadin,
cette hausse est particulièrement tangible : des délais d’attentes de plusieurs semaines chez son mécanicien vélo, des magasins en rupture de stock, des vélos rutilants côtoient d’autres antiquités sorties des caves, tandis que des embouteillages de cyclistes re-voient le jour, nous rappelant un temps où la bicyclette était reine.
Ce nouvel engouement pour le vélo utilitaire est l’aube d’un renouveau de la mobilité urbaine. Petite reine du déconfinement, ses avantages pour les employeurs sont multiples.

Gain en ponctualité, productivité et baisse du taux d’absentéisme : la pratique du vélo est un véritable atout pour les ressources humaines. Les employeurs ont plus que jamais un rôle important à jouer pour sécuriser, protéger et accompagner leurs collaborateurs cyclistes.

évolution de la pratique du vélo
La hausse de la pratique de la bicyclette dans nos cités est particulièrement flagrante depuis le déconfinement. Cette mobilité active devient progressivement un réflexe pour les trajets de courte durée. Ce constat s’explique par sa normalisation et sa politisation.
Normalisation par son intérêt grandissant dans les médias. Un temps flattée, ou autre, critiquée, la petite reine figure fréquemment dans notre presse préférée.
Politisation dans le sens où le vélo est enfin pris au sérieux. Il est devenu l’objet de politiques publiques. Près de deux minutes y furent consacrées par Jean Castex dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, promettant un “plan vélo très ambitieux et contractualisé avec les collectivités territoriales.”


Grâce au travail de collaboration entre acteurs de la société civile, collectivités locales et représentants nationaux, un système vélo complet voit le jour : pistes cyclables, programme “Savoir rouler à vélo” dans les écoles, renforcement de l’expertise sur la mobilité, facilité prochaine pour transporter son vélo dans les cars et trains, aides à l’achat proposées par de nombreuses collectivités locales et forfait mobilités durables sur l’initiative des employeurs.
Cette amélioration du système vélo est la véritable cause de l’agrandissement du peloton cycliste. Pour reprendre les termes d’Elisabeth Borne dans les colonnes du Vélocité n°155 (magazine édité par la FUB), la France est en train de devenir une “nation du vélo”. Depuis le déconfinement, une hausse de 27% des passages vélo a été comptée par rapport à la même période l’année dernière.

Cette hausse est très importante dans les centre urbains : elle est de 62% à Paris et de 27% à Lille. Inédite et spectaculaire, cette hausse n’est pourtant pas nouvelle. En effet, la pratique du vélo a connu une croissance continue de 2013 à 2019 d’environ 19%. Entre 2018 à 2019, cette hausse était de 5% tirée par le haut par les trajets dits utilitaires (+8%) dont font
partie le velotaf.
L’augmentation en 2020 est la confirmation d’une tendance forte et vérifiée d’années en années. Les employeurs ne peuvent plus ignorer cette mobilité dont ils sont généralement des bénéficiaires qui l’ignorent.

mobilité vélo : une opportunité pour les entreprises
L’usage du vélo au quotidien permet à tout un chacun de réaliser une activité physique et de bénéficier de ses vertus. Selon l’OMS, il permettrait de faire baisser le risque de dépression et de maladies non-transmissibles 4. En conséquence : une baisse de 15% de l’absentéisme en entreprise serait à enregistrer chez les pratiquants réguliers 5. Selon une enquête récente d’Ekodev, il améliore le sentiment de qualité de vie au travail 6. Mens sana in copore sano 7: en adoptant la bicyclette pour se rendre sur son lieu de travail, on gagnerait 6 à 9% de productivité;


Le vélo est bon pour la santé, le vélo est bon pour l’entreprise. De multiples acteurs de la mobilité active ne s’y trompent pas et apparaissent dans l’écosystème fleurissant du vélo.
Des services de VAE (vélo à assistance électrique) partagés voient le jour dans nos villes. Certains se positionnent sur le covélotaff, quand d’autres cherchent à faciliter la mise en œuvre du Forfait Mobilité Durable en proposant un service de cartes prépayées.

cadre légal
Représentant 30% des émissions de GES nationales, le secteur des transports est un des chantiers urgents de l’objectif de
neutralité carbone. La mobilité des salariés est un enjeu fort puisqu’elle intègre les “Négociations annuelles”, obligatoires
depuis la mise en œuvre de la loi d’orientation des mobilités (LOM). À défaut d’accords sur la mobilité, doit être mis en place
un plan de mobilité en entreprise 9 visant à faciliter, optimiser et décarboner les déplacements des collaborateurs.
Alliant vitesse, bien-être et faible émetteur carbone, le vélo est une des solutions phares à promouvoir auprès des employeurs. Il bénéficie d’un cadre réglementaire particulièrement avantageux.
Les frais (achat, frais d’installation, entretien) générés par la mise à disposition par l’employeur de vélos pour l’usage privé ne sont pas considérés comme un avantage en nature. Par ailleurs la mise à disposition gratuite de vélos aux salariés bénéficie d’une déduction fiscale de 25% du prix d’achat ou de location du cycle.
L’employeur connaît des facilités pour mettre à disposition des vélos à ses collaborateurs, mais il peut de façon avantageuse les encourager à acheter, louer, ou renforcer leur sécurité par l’intermédiaire du Forfait Mobilités Durables (ci-après “FMD”).
Le FMD est une aide facultative défiscalisée dans la limite de 500 euros à destination de tous les collaborateurs d’un employeur. L’incitation financière joue un rôle primordial pour susciter un report modal. Une étude du CEREMA portants sur les agents publics a montré que la mise en place de l’Indice Kilométrique Vélo se traduit par une hausse de 25% des cyclistes
quotidiens, ou quasi quotidiens.

Zoom des moments forts de 2020

Zoom des moments forts de 2020 dans le désordre:
#1 le 10 Septembre Webinaire sur la « Progression du vélo en ville : enjeux et prévention des risques pour les employeurs ». En partenariat avec ekodev et Timothée QUELLARDDavid JULLIARD Délégué Adjoint à la Sécurité routière. En ces temps de progression forte de la part modale du vélo en ville il nous semble essentiel de rappeler aux employeurs leurs « obligations de moyen » en matière de prévention des risques dans les déplacements de leurs collaborateurs.
Cyclez a développé et commercialise depuis 2020 une offre complète sur le sujet: Plateforme de e-learning avec Cyclez Academy développée avec Allianz – Ateliers sécurité en présentiel.
En 2021 nous renforcerons nos offres sur ces sujets avec de nouveaux parcours et des formats de formation en présentiels très immersifs.

https://www.youtube.com/watch?v=LpGbq0Yabzk&feature=share


#prévention #vae #biketowork #velotaf #mobilité #vélo